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Pour alimenter les médias, le communiqué de presse ne suffit plus

Publié le 29 avril 2010

communication, information

L’accès à l’information est devenu à ce point facile avec le Web que les journaux imprimés sont forcés de revoir leur pratique, quand ce n’est pas de fermer boutique. Certains s’en sortent mieux en transformant leur « papier » en média d’information multiplateforme, ce qui change leurs attentes à l’égard des communicateurs. Roland-Yves Carignan, directeur de l’information au Devoir, et Michelle Richardson, chef des nouvelles locales à The Gazette, ont été éloquents à ce sujet au cours d’un petit déjeuner offert en diffusion Web  le 23 avril dernier par CNW-Telbec.

Essentiellement, les journalistes des deux quotidiens montréalais réclament des professionnels de la communication bien plus qu’un communiqué de presse ou qu'un document. Pour nourrir les multiples plateformes qu’ils exploitent, ils espèrent avoir accès à des textes, photos, graphiques, cartes 3D, montages audio et vidéo, témoignages d’experts, etc.

Comme le disait Mme Richardson : « Plus un sujet est présenté sous différents angles et formats, plus il présente un intérêt pour nous, et plus nous disposons d’outils pour faire notre travail ».


Pour en savoir plus et pour écouter le montage audio (à la fin de l’article)

Langis, I. « À la recherche d’un nouveau matériel d’information ». RP.com, le bulletin de la Société québécoise des professionnels en relations publiques, 28 avril 2010.


Par Irène Langis

Commentaires

Par Claire
Le 17 mai 2010 à 14:38
J’ajouterais ceci :
Au commentaire de "il ne nous rete (sic) plus qu'à diffuser nous-mêmes nos nouvelles car à quoi sert maintenant les journalistes? " Attention de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Pour moi le travail du journaliste a encore sa place, car de la source d'une information dépend sa crédibilité. Je considérerai davantage l'information traitée par un journaliste du Devoir professionnel notamment soumis à des règles d'éthique, à une ligne éditoriale, etc. qu'à monsieur Tartanpion qui souhaite donner son opinion personnelle sur le blogue X.

Par Nathalie Hudon
Le 15 mai 2010 à 08:04
J’ajouterais ceci :
On parle beaucoup de nouvelles plateformes et de la tranformation de l'organisation du travail au sein des salles des nouvelles, mais la logique de la construction d'une nouvelle n'a pas trop changée. Le principe un peu caricatural des 4 S (sexe, sang, scandale et sports) s'applique toujours, puis graphistes, webmestres, journalistes et chefs de rédaction travaillent toujours pour fabriquer une nouvelle qui vend. Comme le disent les conférenciers du forum CNW, les médias écrits sur les WEB ont aujourd'hui la valeur ajoutée d'offrir des images, des liens, des blogues pour canaliser les émotions de leurs lecteurs ou, internautes. Notre rôle sera simplement de formater notre message (construit selon les principes classiques de communication) en fonction de la diversité de plateformes.

Par Irène Langis
Le 14 mai 2010 à 13:17
J’ajouterais ceci :
C'est peut-être qu'il y a encore des gens qui aiment bien retrouver dans leur journal préféré une thématique traitée sous plusieurs angles, en imprimé et en Web. Et c'est aussi parce que pour certaines personnes, des images parlent davantage que des textes et qu'en ce sens, les journaux cherchent à atteindre un lectorat avec des besoins d'information diversifiés selon les moments de la journée et sa disponibilité (n'est-ce pas le propre de la communication de tenir compte du public qu'on cherche à informer ?). Mais aussi parce qu'un journal comme Le Devoir, avec 100 ans d'histoire, parvient tout de même à atteindre des milliers d'individus, dont des décideurs, et à se tenir en vie en diversifiant ses plateformes d'information. On a le choix: exploiter ou ne pas exploiter ces relais d'information?

Par Paul Boisvert, PhD
Le 14 mai 2010 à 10:46
J’ajouterais ceci :
S'il faut fournir non seulement le communiqué mais aussi les entrevues, les citations et les vidéos, il ne nous rete plus qu'à diffuser nous-mêmes nos nouvelles car à quoi sert maintenant les journalistes? Savez-vous quoi? C'est exactement ce qui se passe en ce moment avec les Blogues personnels, YouTube et les pages Facebook.

Par Michel Marier
Le 3 mai 2010 à 08:49
J’ajouterais ceci :
Lors de la pandémie de 2009, les autorités québécoises ont osés accueillir certains blogueurs et cela fut très porteur.

Les blogueurs ont besoin des informations gouvernementales plus difficile d'accès que les informations scientifiques.

Bien entendu, il est difficile d'amorcer des échanges entre blogueurs, (souvent sans formation scientifique) et le gouvernement en temps de crise et ce n'est pas à ce moment là que l'ont peut développer une Tribune type Forum de discussion ou le contrôle de l'information n'appartient pas aux Autorités de Santé Publique.

Toutefois, tout forum médical publique et ouvert au public, se doit d'être crédible et dialoguer de perceptions ou d'opinions différentes sans glisser dans le délire, (Les conspirationnistes parfois fanatiques).

La modération doit se faire avec respect et limites.

C'est le temps présentement de créer un tel forum de Sécurité Civile Publique Section Santé Publique.

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