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Réduire la consommation du sel des Canadiens : lentement mais sûrement

Publié le 30 juillet 2010

sodium

La sensibilisation et l’éducation font partie d’une stratégie multifacette pour diminuer la consommation de sel des Canadiens. Mis sur pied en 2008, le Groupe de travail sur la réduction du sodium piloté par Santé Canada vient de publier son rapport, qui interpelle tous les acteurs concernés par cet enjeu de santé publique.

Chaque Canadien consomme en moyenne 3400 mg de sel par jour. Santé Canada aimerait réduire sa consommation à 2300 mg par jour d’ici 6 ans, et encore moins d’ici 10 ans. Pourquoi tant d’années pour y arriver, alors que l'objectif d’une consommation réduite de gras trans a été atteint en trois ans? C’est que le sel a des vertus qu’il faudra compenser. Il rehausse le goût, agit comme agent de conservation et agent antibactérien et exerce également plusieurs effets sur la texture et la structure des aliments.

Puisque le principal apport du sel dans l’alimentation des Canadiens provient des mets transformés, bien plus que du sel ajouté à table, le groupe de travail propose un ensemble de stratégies ciblant l’industrie agroalimentaire (qui a participé au rapport), mais aussi les intermédiaires que sont les professionnels de la santé et les médias, et la population. Ils estiment en effet devoir éduquer la population à débusquer les aliments trop salés.

Dans le rapport, une série de recommandations sont formulées; six d’ordre plus général, et près d’une trentaine ciblant les quatre secteurs clés desquels dépendra la réussite de la stratégie soit : l'approvisionnement alimentaire, la sensibilisation et l'éducation, la recherche, la surveillance et l'évaluation.

Sensibiliser et éduquer

Après avoir sondé les Canadiens et professionnels de la santé (Canadians' and Health Care Professionals' Views on Sodium), un sous-comité a étudié plus précisément comment informer et éduquer la population canadienne sur le sel et ses répercussions pour la santé et comment influencer les comportements à cet égard.

Pour cela, plusieurs stratégies empruntées à l’éducation pour la santé, au marketing social, aux actions communautaires et politiques seront déployées dans les mois qui viennent. Les messages clés de ces interventions de communication et d’influence sont déjà évoqués dans le rapport :

  • Les Canadiens et les Canadiennes consomment trop de sodium; dans plusieurs cas, plus du double de la quantité recommandée.
  • Un apport élevé en sodium augmente la tension artérielle, laquelle est le principal facteur de risque évitable de décès.
  • Les trois quarts du sodium consommé par la population canadienne proviennent du sodium ajouté aux aliments pendant leur transformation.
  • Le tableau de la valeur nutritive peut aider les consommateurs à choisir des produits à plus faible teneur en sodium.
  • Consommer davantage de légumes, de fruits et de céréales entières contribue à une meilleure santé.

Deux recommandations spécifiques du sous-comité sur la sensibilisation et l’éducation ont retenu notre attention :

  • Aider le consommateur à comprendre l’étiquetage nutritionnel sur les produits
  • Adapter le Guide alimentaire canadien pour augmenter l'importance et l'efficacité des conseils portant sur le sodium et les calories.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur le sodium, consultez notre fiche thématique Trop de sodium au menu des Québécois.

Pour prendre connaissance du rapport : Stratégie de réduction du sodium pour le Canada.

Pour consulter le communiqué de presse : Une stratégie préconise une approche à trois niveaux pour réduire la consommation du sodium.


Elles en ont parlé

Ils ont appuyé publiquement la stratégie


Par Irène Langis

Commentaires

Par Paul Boisvert
Le 9 septembre 2010 à 14:55
J’ajouterais ceci :
Si Santé Canada veut vraiment instaurer des programmes éducatifs, il faudrait qu’il recommande aux individus de lire les étiquettes nutritionnelles et d’opter préférentiellement pour des aliments transformés qui ne dépasse pas un seuil élevé par portion de l’ordre de 230 mg de sodium par exemple (ce qui représente un peu plus de 10% de l'apport maximale tolérée ou AMT) pour la plupart des catégories d’aliments.

Il faudrait même viser ultimement un maximum de 150 mg par portion (10% de la valeur quotidienne recommandée de 1500mg, qui est l'apport suffisant (AS) cible et qui est préconisé pour devenir la valeur quotidienne de référence pour remplacer le 2400 mg actuellement). Ca sera la recommandation la plus difficile à passer mais serait la plus efficace.

Le Groupe de travail sur le sel recommande, avec raison, de standardiser les portions par catégorie d'aliments sur l'étiquette nutritionnelle obligatoire. C'est urgent pour éviter la confusion aupes des consommateurs

Par Roseline Lambert
Le 30 juillet 2010 à 13:44
J’ajouterais ceci :
Sur cette question dans une perspective politique, nous soulevons sur notre Blogue politiques publiques et santé que l’Organisation panaméricaine de la santé a également instauré un groupe d’experts sur la réduction du sodium qui recommande la régulation comme moyen d’action: http://www.inspq.qc.ca/politiquespubliques/post/2010/07/30/La-strategie-canadienne-de-reduction-du-sodium.aspx

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