La proposition de la Fédération des médecins spécialisés du Québec (FMSQ) d'instaurer une taxe sur la malbouffe fait l'objet d'une publicité télévisée diffusée actuellement sur les réseaux généralistes et certaines chaînes spécialisées. Cette campagne télévisée, intitulée L'expertise a un prix, a été lancée le 31 janvier dernier.
La proposition de cette taxe « prévention santé » sur la malbouffe s'appuie essentiellement sur le fait que la malbouffe est dommageable et non essentielle pour la santé. Appliquée sur une trentaine de produits à raison de 15 %, cette taxe permettrait de générer 350 millions de dollars, selon l'estimation de la FMSQ.
Quatre propositions sont issues d'une réflexion portant sur les avenues que pourrait emprunter le gouvernement du Québec pour renflouer ses coffres autrement que par des voies classiques d'imposition, de taxation ou de tarification qui affectent tous les citoyens. L'argent ainsi amassé servirait à payer l'expertise médicale comme l'a expliqué le Dr Gaëtan Barrette, président de la FMSQ, de passage à Tout le monde en parle le 7 février 2010. Il a également précisé que d'autres propositions suivront. Les trois autres mesures proposées pour l'instant vont comme suit :
- instaurer une taxe spéciale sur l'eau embouteillée en format de 500 ml;
- établir des normes strictes et transparentes en matière d'octroi des contrats et une meilleure gestion des projets de construction routière;
- considérer l'exportation de l'eau comme une avenue prometteuse et prendre les mesures nécessaires pour développer ce secteur d'exportation.
Sur le site de la campagne L'expertise a un prix, il est possible de visionner les quatre publicités et, pour chacune des mesures proposées, de commenter, de voter et de signer une pétition virtuelle qui sera éventuellement acheminée à l'Assemblée nationale.
Ils en ont parlé
Dr Gaëtan Barrette à Tout le monde en parle diffusé à Radio-Canada le 7 février 2010.
Éric Yvan Lemay dans un article intitulé Vendre notre eau pour financer la santé? publié le 2 février dernier 2010 dans le Journal de Montréal.
Par Geneviève Beauregard
Mis à jour : 8 février 2010