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Les médias sociaux commandent-ils la fin de la segmentation par genre?

Publié le 07 février 2011

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Discutons-en!
Intégrez-vous les médias sociaux à vos stratégies de communication? Comment vous y êtes-vous pris pour approcher vos publics cibles?

Sexe, âge, revenu… Les agences de marketing utilisent ces caractéristiques sociodémographiques traditionnelles pour segmenter leur public cible à rejoindre sur les médias sociaux. Or, ces nouveaux médias ouvrent à une toute nouvelle façon de faire, explique Johanna Blackley, une maven des médias, autrement dit, une experte sur le sujet (pour en savoir plus sur le maven, lisez notre article « Le point de bascule ou comment créer une épidémie sociale »).

Invitée par TED, elle a prononcé une conférence intitulée « Johanna Blakley: Social media and the end of gender », en décembre dernier. TED est une organisation à but non lucratif dont la mission est de diffuser les bonnes idées.

La catégorisation sociodémographique est utilisée pour présumer des goûts, des intérêts, des habitudes d’achat et des comportements du public, afin de le segmenter pour pouvoir mieux s’adresser à lui. Avec les médias sociaux, qui prennent de plus en plus la place des médias traditionnels, cette façon de faire est désuète, défend l’experte.

En effet, les internautes ne se regroupent pas en fonction de leur âge, mais plutôt en fonction de leurs goûts et de leurs intérêts : ils les partagent et en discutent, explique-t-elle. C’est le principe même de Facebook, Twitter et LinkedIn. Ce portrait est plus révélateur que le portrait sociodémographique traditionnel, ajoute-t-elle.

Intégrer les médias sociaux à ses stratégies de communication implique de comprendre le village global. Quelles passions animent les internautes à qui on veut s’adresser, quels sont leurs intérêts, leurs activités durant leur temps libre, etc. Qui plus est, ces caractéristiques sont intimement liées aux différentes sphères de la vie des individus, notamment à leur santé, explique Mme Blackley en terminant. Voilà qui nous incite à revoir quelques-unes de nos stratégies de segmentation des publics, si nous voulons exploiter les médias sociaux en promotion de la santé, devenus incontournables.

Intégrez-vous les médias sociaux à vos stratégies de communication? Comment vous y êtes-vous pris pour approcher vos publics cibles?


Par Geneviève Beauregard et Irène Langis

Source : Johanna Blakley: Social media and the end of gender. Publié en février 2011

Commentaires

Par Mylène Perrier
Le 14 février 2011 à 11:33
J’ajouterais ceci :
La segmentation ne doit effectivement plus se limiter aux genres pour être réellement efficace. Les médias sociaux le démontrent bien avec la panoplie de communautés d'intérêts qu'on y retrouve. Toutefois, pour bien s'engager dans le virage du web 2.0, les communicateurs devront résister à la tentation d'utiliser les médias sociaux avec la même approche traditionnelle de marketing. Vous pouvez lire tout mon billet à ce sujet sur mon blogue au http://myleneperrier.blogspot.com/2010_02_01_archive.html

Par David Gamache Antaya
Le 11 février 2011 à 15:08
J’ajouterais ceci :
L'analyse marketing reste de mise. Par exemple, il existe des blogues de mères voyageuses, qui sont très probablement celles organisant et planifiant les voyages familiaux. Si j'ai des ressources limitées, je mettrais davantage d'efforts sur ces sites avant d'autres plus globaux. Je tiens donc quand même compte des aspects sociodémographiques en plus de tenir compte des intérêts des publics cibles.

Par Frédéric Blaise
Le 11 février 2011 à 12:06
J’ajouterais ceci :
C'est un nouvel ordre des choses qui se doit d'être instauré en matière de stratégie de communication et de sensibilisation, particulièrement en matière de santé social. Malheureusement, de nombreuses initiatives échouent ou encore ont échoué en raison d'un refus de revoir certains paradigmes.

Par Nathalie Hudon
Le 7 février 2011 à 09:37
Je me questionne :
Bonjour,
En effet, voir les publics cibles en fonction de leurs goûts et intérêts, plutôt que sous la lorgnette des données sociodémographiques traditionnelles est un aspect fort intéressant à explorer et qui revient à la mode avec les médias sociaux. Combien de fois a-t-on conçu des campagnes basées sur l'âge ou d'autres problèmes en lien avec la santé (ex.: les malades chroniques) alors que nos publics ce sont des personnes qui pourraient se définir autrement que par ces aspects (ex.: batteurs, dégustateurs de poutine, coureurs, collectionneurs de tire-bouchons, cyclistes, grands-parents, sinologues, etc.)?

Nathalie Hudon

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