
Lors de sa rencontre de partenaires du 8 février 2011, le Groupe recherche Médias et santé (GRMS) a abordé le sujet du jeu éducatif. Les chercheuses Lise Renaud, Monique Caron-Bouchard et Christine Thoër ont, à tour de rôle, partagé leur expertise et leurs expériences.
Le jeu éducatif, comme l’ont d’abord défini les présentatrices, met en scène une situation fictive, fantaisiste ou artificielle, dans laquelle les joueurs sont en position de conflit et encadrés de règles en vue d’atteindre un but déterminé et d’effectuer un apprentissage.
Selon les auteures, le jeu éducatif permet d’acquérir des connaissances, des habiletés de coopération, de communication et de relations humaines, chez les enfants, comme chez les adultes. Elles ont en effet raconté des expériences avec des jeunes, mais également avec des femmes immigrantes de Parc-Extension, qui confirmaient ces propos. L’auto-évaluation et la réflexion sont également favorisées par le jeu éducatif.
Pour qu’il favorise le changement d’attitude et de comportement, le jeu doit comporter certains ingrédients : dynamique de jeu de rôles, interactions, possibilités d’ajustements, présentation de modèles de comportement, décomposition du comportement à maîtriser, contrat personnel (une forme d’engagement). Ces informations sont extrapolées de la compréhension de différentes théories, dont la théorie sociale cognitive.
Un jeu efficace maintient le défi et la compétition, fait appel à un minimum de hasard et de chance, est suffisamment ludique et permet une rétroaction.
Pour développer un jeu éducatif, les chercheuses proposent de partir d’une coquille, soit d’un jeu existant (Tic-tac-toe, serpents et échelles, jeu de l’oie, etc.) et d’intégrer le contenu désiré, sur les saines habitudes de vie, par exemple.
En terminant, les chercheuses ont présenté une plate-forme développée par la Société pour l’apprentissage à vie (Savie). On peut y développer son propre jeu éducatif en ligne à partir de cinq coquilles proposées, ou encore accéder à une banque de jeux déjà développés, et ce, gratuitement. Seul préalable, il faut s’inscrire avant de commencer.
Par Geneviève Beauregard