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Choisir le bon outil de communication

Publié le 12 novembre 2009

communication

Fais-moi un dépliant. Et pourquoi pas une affiche, un guide, une vidéo, un site Web, ou encore une tournée de sensibilisation? Comment choisir l’outil qui convienne à l’objectif de communication visé? Quel outil est le plus approprié pour le public à atteindre, le message à véhiculer, l’exposition requise et le budget à y consacrer? Beau casse-tête !


Pour s’y retrouver, on peut classer les outils selon cette logique :


1.    Les outils permettant de communiquer directement à tous, soit les outils développés par une organisation et destinés à un large public. Ils se subdivisent en deux catégories : les outils proprement institutionnels et les outils publicitaires.

Ex. : un bulletin institutionnel, une affiche, un dépliant, un site Web, un blogue, une vidéo, une pochette corporative, une publicité dans un magazine, une publicité télé, radio, un événement.
 

Avantage

  • le contrôle complet du message.
     

Désavantage

  • le coût parfois élevé de production et de diffusion.


2.    Les outils permettant de communiquer indirectement à tous, soit les outils développés par une organisation, mais expédiés à des relayeurs, que ce soit des médias ou d’autres organisations qui choisissent de diffuser les messages intégralement ou partiellement.

Ex. : les relations de presse (communiqués, conférences de presse) ; les relations publiques (une tournée, des rencontres, des partenariats, des échanges).
 

Avantage

  • le message est porté par des tiers qui supportent les coûts.
     

Désavantages

  • la déformation partielle ou complète du message ;
  • la diffusion incertaine ou aléatoire du message.


3.    Les outils permettant de communiquer directement avec chacun, soit des outils développés par une organisation pour s’adresser à un individu à la fois.

Ex. : un centre d’aide téléphonique, une correspondance personnalisée, une vidéo sur commande, une clinique de vérification d’installation de siège d’autos, un stand dans une exposition, un objet promotionnel.
 

Avantages

  • l’établissement d’une relation ;
  • la livraison d’un message confidentiel ou sur mesure ;
  • l’atteinte de personnes difficiles à rejoindre autrement ;
     

Désavantage

  • le temps à y consacrer.


Le tableau ci-joint recense les outils classiques auxquels on a l’habitude de recourir pour véhiculer les messages. Des critères quantitatifs, qualitatifs et budgétaires sont fournis pour chacun d’eux pour faciliter le choix. Les atouts et les contraintes propres à chacun sont brièvement mentionnés.

Tableau synthèse des principaux outils de communication

 
Les pièges à éviter


1.    Choisir un outil de communication au hasard

Un outil est un véhicule au service d’un objectif de communication à atteindre. Choisir un outil avant d’examiner plusieurs critères est hasardeux. Un large choix existe parmi les outils de communication pour diffuser des messages et atteindre les publics visés. Il y aura forcément une sélection à opérer pour retenir le ou les outils appropriés en fonction des objectifs de communication à atteindre et des spécificités propres à chacun d’eux.

En plus des objectifs de communication, plusieurs critères seront considérés dans le choix d’un outil :

  • l'ampleur de la communication à effectuer
  • le message à délivrer
  • les publics à toucher (large, très ciblé, âgé, issu d’une communauté culturelle, etc.)
  • le territoire à couvrir
  • les moyens disponibles, incluant le budget
  • les contraintes en présence (délai, période de l’année, etc.) 


2.   Faire faire à un outil un travail inapproprié

Une affiche ne peut offrir un contenu aussi approfondi qu’un dépliant. Un outil imprimé n’a pas les mêmes vertus qu’une vidéo. Comme au sein d’une équipe multidisciplinaire, chaque outil fait son travail, selon ses caractéristiques.


3.   Croire qu’un seul outil suffit

Un seul outil suffit rarement pour atteindre l’objectif de communication pour plusieurs raisons. Un public aussi ciblé soit-il n’est pas homogène. Tous les jeunes de 9 à 12 ans n’écoutent pas nécessairement la même émission de télévision. Tous les jeunes de 9 à 12 ans n’écoutent pas nécessairement la télévision. Un public se laisse influencer par plusieurs sources : amis, collègues, famille, professionnels, médias. Des outils produits pour ces sources d’influence seront également utiles. Enfin, les outils se complètent entre eux. Une affiche vient bien souvent en appui à un dépliant, à une publicité télé, voir à un site Web.  Habituellement, on aura recours à plusieurs outils qui, mis tous ensemble, contribuent à l’atteinte de l’objectif de communication.
 

Chaque outil fait son travail.    
Un outil fait rarement le travail seul.
Pour contrôler entièrement sa communication, il faut y mettre les efforts et le prix.
Recourir à des relais, c’est accepter que le message soit véhiculé autrement.


Pour en savoir plus

Caron-Bouchard, M., Renaud, L. Pour mieux réussir vos communications médiatiques : guide pratique en promotion de la santé. 2e édition. Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre. Institut national de santé publique du Québec. 2001

Pour prendre connaissance d’un ensemble d’outils autour d’une thématique

Nutrition (Québec) : http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/nutrition/index.php?documentation
Sucre, sel, gras (France) : http://www.inpes.sante.fr/ (dans les actualités)
Activité physique (adultes et milieu de travail) : http://www.kino-quebec.qc.ca/adulte.asp


Par Irène Langis

Commentaires

Par Vicky Bertrand
Le 22 février 2010 à 10:11
Je me questionne :
Pour répondre à la question d'Irène concernant le dépliant, je crois que oui, il est en perte de vitesse mais a encore sa pertinence. Son objectif de communication doit être redéfini. Auparavant, le dépliant était la carte de visite de toute organisation. Maintenant, le Web le surpasse. Tout document papier réfère au Web. Il doit donc être utilisé à bon escient, dans le bon contexte. Lorsque je vois des participants dans un congrès accumuler les dépliants remis par des exposants pour en arriver à la maison et les mettre au recyclage (j'ai déjà fait ça, honte à moi), le dépliant a une fonction bien éphémère et devient un bien de consommation très rapide, qui coûte cher à produire pour le peu d'attentionn qu'on y porte! On le feuillette rapidement, on note l'adresse Internet et on le recycle. Pour le type d'information qu'on y trouve trop souvent, un signet ou «flyer» amenant l'uilisateur vers un site Web bien conçu aurait été suffisant. Le dépliant est un document qu'on lit, quand on a du temps. Il est très utile dans une salle d'attente, dans une toilette publique, dans une aire commune. Le public doit être ciblé, captif OU le dépliant doit être très bien fait ou répondre à un grand besoin pour que la consultation se fasse ultérieurement. Reste que trop souvent, le dépliant est verbeux, dense et non punché. Quand on a de l'espace, le danger est de trop le remplir!

Par Irène
Le 22 décembre 2009 à 13:34
J’ajouterais ceci :
Bonjour.
En réponse aux commentaires précédents, deux choses. On peut considérer le dépliant comme un support d’édition/Publications dans le tableau fourni. On ne peut comparer un dépliant à une affiche qui veut d’abord attirer l’attention avec une image forte et peu de mots dans un plus grand format. A mon sens, le dépliant est un outil essentiellement informatif sur un sujet précis qui réclame une adaptation des textes selon le public ciblé, comme pour tous les outils. En général, on divise le sujet en plusieurs volets, pensez aux dépliants corporatifs dans lesquels on trouve habituellement la mission, les objectifs, l’offre de service, les équipes, les coordonnées, l’adresse du site Web, le logo. On sera attentif aux photos et/ou illustrations pour appuyer l’information, sans charger. Attention de choisir un format qui s’insère dans un présentoir, si c'est le cas. Mon sentiment est que le dépliant devient un outil qu’on conserve pour s’y référer au besoin et qui renvoie à un site Web pour obtenir plus d’information. Je pose la question suivante : d’après vous, depuis l’avènement du Web, le dépliant est-il en perte de vitesse ?

Par Delphine
Le 21 décembre 2009 à 14:32
Je me questionne :
Suite au commentaire précédent, je me demande si un dépliant a les mêmes contraintes, atouts et critères qu'une affiche?

Par Nancy
Le 21 décembre 2009 à 10:12
J’ajouterais ceci :
le tableau ne parle pas des dépliants d'information

Par Pascal Paradis
Le 10 décembre 2009 à 10:18
J'aime :
Merci pour ces informations. C'est très pertinent.

Par Irène
Le 26 novembre 2009 à 14:12
J’ajouterais ceci :
Bonjour M. Bergeron.
Je m'empresse de vous suggérer un texte sur les campagnes de communication en santé publique : http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=SEVE&ID_NUMPUBLIE=SEVE_009&ID_ARTICLE=SEVE_009_42
(faites - campagne de communication en santé publique Lamoureux - dans Google).
Je vous suggère également de visiter le site Web : www.inpes.sante.fr qui recense l'ensemble des outils produits autour d'une thématique (allez dans la fenêtre Espaces thématiques dans le menu à gauche). Le site du MSSS (www.msss.gouv.qc.ca) est également une bonne source. Cliquez sur Campagnes dans le menu du gauche : Ressources. Dans un autre ordre d'idées, j'abonde dans votre sens pour ce qui est de l'utilisation du Web 2.0 qui doit être perçu comme une plateforme pour entrer en conversation avec des groupes, pour prendre part au débat, pour participer à la circulation d'idées. On ne doit surtout pas minimiser l'impact du Web 2.0, non seulement sur les jeunes mais sur d'autres groupes d'âges. Nous aurons certainement l'occasion d'en rediscuter, au Bureau, comme ailleurs.

Par François Bergeron, OC
Le 26 novembre 2009 à 09:01

J’ajouterais ceci :
Bonjour et félicitations pour la mise en ligne du site sur la communication. Il y a plusieurs années, les professionnels de la santé publique nous disaient que pour être efficace, une campagne d'information et de promotion devait s'échelonner sur une longue période de temps (mois), que le message devait être répété souvent et que les activités de promotions devaient être variées. Cette stratégie allait un peu à l'encontre des jours et semaines thématiques s'il n'y avait que cela, car inefficace. J'aimerais bien retrouver sur le site un ou des exemples de campagnes (plan) globales et variées qui peuvent être appliquées à d'autres sujets de prévention. Bref, un cours 201 abrégé des campagnes de comm. incluant l'utilisation des médias comme FaceBook ou Youtube, actuellement interdis sur notre réseau, mais très utilisé par les jeunes. C'est ça rejoindre les gens ou ils sont ! Merci encore et bravo..
Merci !

Par Thérèse Des Groseillers
Le 24 novembre 2009 à 11:27
J'aime :
ce sont des informations utiles et concrètes. Continuez dans la même veine. Les outils simples sont appréciés.

Par Julie Morin
Le 17 novembre 2009 à 08:41
J'aime :
Je trouve cela bien utile dans mes fonctions de communication

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